non non non et non!
Vous croyez vraiment que les animaux de cirque réalisent leurs "spectacles"
dans l'espoir d'une récompense ?
Détrompez vous, les tours sont inculqués par la violence, non par l'amour
comme les dompteurs voudraient habilement le faire croire.
"Dressage":
Un ours qui danse, sautillant d'une patte sur l'autre ? Il a fallu le mettre sur une plaque brûlante pour qu'il tente d'échapper à la chaleur en soulevant les pattes. Un cheval couché qui redresse la tête pour « embrasser son maître » ? On l'a d'abord ficelé au sol et piqué avec un aiguillon. En cherchant à s'échapper, il a relevé la tête au moment où le dresseur se penche, ce qui donne l'illusion d'un baiser. Une fois le tour appris, il n'y a plus besoin de cordes ni d'aiguillon, l'animal conditionné «exécute le numéro» sous les applaudissements du public ému par tant de complicité.
Si les éléphants obéissent, c'est sous la menace des gaffes métalliques avec crochet et pointes, plantées sous les oreilles, là où la peau est plus mince - douleur garantie - et où le sang ne se voit pas ! Et si leur patte reste en l'air, c'est qu'ils ont « appris » avec de gros clous - la plante des pieds des pachydermes est tout à fait sensible !
Le spectacle:
Certains croient que les animaux s'amusent en piste. Même s'ils se dégourdissent les pattes, c'est toujours dans un espace minuscule et pour accomplir des tâches sous la contrainte.
Le fouet, la barre de fer ou la pique ne sont jamais loin.
Ils exécutent leur numéro dans le stress car ils savent bien que toute faute sera « corrigée », parfois assez rudement devant les spectateurs, mais bien plus brutalement en coulisse. Des témoignages abondent, ainsi que des tournages en caméra cachée, insoutenables. Et le public naïf continue de penser que la petite friandise suffit.
La ménagerie:
L'exiguïté de la cage accroît la misère de ces animaux : ils disposent de dix fois moins de place que dans un zoo ! La cage, c'est aussi l'ennui : une étude anglaise montre que les fauves y passent 75 à 99 % de leur temps. Pour les éléphants, c'est la chaîne ou le camion.
Les chevaux passent souvent leurs journées face à une cloison.
De plus, 9 ou 10 mois par an, les animaux subissent de longs transports inconfortables sans aucune limite légale. Ils sont brinquebalés (choc, hématome...) pendant des heures
et des jours dans des jours dans des camions souvent mal adaptés.
À l'arrêt aussi, il fait parfois très chaud en été ou trop:froid en hiver pour certaines espèces. On a vu un éléphant mourir de chaleur dans un camion. Si le cirque prévoit des congés, les animaux restent enfermés dans des « quartiers d'hiver » - des cages minuscules - pendant 2 ou 3 mois, sans rien faire. De plus, certains cirques minables ont des animaux maigres ou non soignés. Il peut clairement y avoir mauvais traitements voire actes de cruauté. Même si le dressage se faisait en douceur - ce qui n'est qu'illusion -, cette sordide existence imposée à des captifs innocents ne saurait se justifier. Leurs barreaux et leurs fers, c'est aux spectateurs qu'ils les doivent. En ménagerie, un espace en moyenne dix fois inférieur à celui d'un animal de zoo.